Carnets de voyages à la Vallée de Joux

Claire-Lise Weick
Format: A4, 88 pages, photos couleurs
Prix: CHF 35 + frais de port

 

Durant le vigoureux mois de janvier 2005 les habitants de la Vallée de Joux, les Combiers, comme ils se nomment eux-mêmes, ont vu un étrange pèlerin parcourir leur région. Il s’agissait de Mme Claire-Lise Weick. Ces pérégrinations la conduisent de Bois-d’Amont en France jusqu’au village disparu de Bonport sur les rives du lac Brenet. “Pour entrer en contact, écrit-elle, avec les nombreuses personnes qui ont servi ce travail: point de méthode. Le bouche à oreille, l’impromptu, l’entregent, un ensemble de hasards heureux ont favorisé les rencontres. Les conversations se sont montrées familières et simplement agencées par leur nature même”. C’est ce travail d’observation et d’anthropologie, ainsi que quelques passages d’entretiens qu’elle a réalisés que la brochure présente.

C’est M. Rémy Rochat qui est la première personne à être dépeinte par l’ethnologue. L’ancien moulin de Bois-d’Amont abrite le musée de la boissellerie. Il surplombe l’Orbe, sortie quelques lieues plus haut du lac des Rousses. L’eau coule en abondance, elle n’actionne plus, pourtant, les rouages majestueux qui sont présentés dans les différents corps de bâtiments. Le parcours guidé par Madame Malfoy est didactique et chaleureux.

Naturellement, tout au long de ses pérégrinations, Claire-Lise Weick a conversé avec les personnes rencontrées et qui ont toutes un rapport étroit avec l’eau. Ce sont ces contacts humains qui sont publiés en seconde partie de l’ouvrage. Elle débute par Séverine Leresche, relieuse au Brassus qui a besoin de l’eau. “Le bain-marie ainsi que la colle elle-même doivent constamment être réalimentés en eau. Séverine ne peut se passer d’eau”.

Les chemins de l’auteur croisent ensuite ceux de Marianne Fornet, une architecte du Pont, d’Adela la patronne du Tea Room du Pont. C’est ensuite Rocco, le boulanger du Lieu, M. Baudat, imprimeur-éditeur au Brassus, les époux Rochat, dont monsieur a déjà été présenté au début de l’étude.

C’est également le rhabilleur (restaurateur de montres anciennes) M. Dépraz, la blanchisseuse Teresa et M. Golay, capitaine du Caprice II. Viennent ensuite Jean-Michel Capt, luthier au Brassus, puis la dame du kiosque de ce même village, qui est bergère en été. Puis on se retrouve dans la scierie de l’Abbaye avec M. Berney, sur les rives du lac avec le pêcheur du Rocheray M. Meylan. Viennent ensuite les fromagers du Lieu, puis Madame Sacha habitante du Lieu.

L’étude de Claire-Lise Weick continue avec l’entretien de Gabriel Reymond, considéré comme étant le photographe officiel de la Vallée, puis des rencontres avec des représentants du culte et un nouvel entretien chez le peintre Charles Aubert. Et les rencontres s’enchaînent. C’est M. Mouquin, le cordonnier-acteur du Sentier, c’est le fils Lassueur l’ébéniste de L’Orient, c’est le fleuriste, Eric Rochat, la photographe Anne-Lise Vullioud, le libraire Philippe Jaussy qui a installé sa librairie dans un charmant édifice en bois entre le Sentier et l’Orient. C’est Joëlle, “psychologue, méditative”, et enfin c’est M. Claude Luissier, fabricant de balafons au Séchey, qui termine ces portraits plus fortuits qu’agencés.

Claire-Lise Weick termine son œuvre par trois grands entretiens: le premier rapporté est celui de M. Gaston Cherpillod, vaillant octogénaire, est écrivain de son état. Le second entretien est celui des époux Rochat dont le mari est conseiller d’État depuis 1998. Le dernier entretien et le dernier combier à se présenter dans l’étude c’est M. Jean-Claude Truan.

Inspiration…

L’abri sous roche de Baulmes

L’abri sous roche de Baulmes

Vers 10’000 av. J.-C., au sortir de l’ère glaciaire, des chasseurs-cueilleurs campaient sous une falaise de Baulmes, mot signifiant « abri sous-roche ». Il y a un demi-siècle, des archéologues s’intéressaient à ceux qui sont nos ancêtres directs.