À la découverte des richesses de l’Arbogne

Maurice Montandon
Format: A4, 64 pages, photos couleurs
Prix: CHF 30 + frais de port

 

Se faufilant entre les cantons de Vaud et de Fribourg, la charmante Arbogne a vu se miroiter dans ses eaux toute l’histoire de ces régions. D’abord les fiers Tigurins qui osèrent défier César, et qui ont peut-être donné le nom à la rivière “rivière blanche ou écumeuse” (du celtique alb- blanc et du suffixe –ona, source, rivière) puis les constructeurs gallo-romains qui osèrent doubler ses méandres d’un aqueduc.

Ensuite vinrent s’installer les meuniers du Moyen Age remplissant de leurs moulins les rives que les seigneurs de Montagny surveillaient, que le donjon impérissable de leur château surplombe toujours. Les chevaux de l’armée du Téméraire ont peut-être bu dans ses eaux bien avant que la révolution industrielle des forges du 19e siècle ne vienne la salir. Mais tout cela n’est plus qu’aujourd’hui ruines et souvenirs, et la fière Arbogne semble préférer de nos jours le touriste pédestre que d’être le tout à l’égout et le transporteur des phosphates des champs. Maurice Montandon ne s’y est pas trompé lorsqu’il a entreprit d’en faire son sujet d’étude.sourciers et géobiologues.

La beauté du Vallon de l’Arbogne mérite largement que l’on prenne le temps de sa découverte, nous dit Maurice Montandon. L’histoire de la seigneurie de Montagny et la silhouette encore présente de quelques moulins nous laisse deviner la mémoire d’une région qui a su saisir sa chance chaque fois que cela était possible. L’intérêt manifesté par les autorités pour la mise en valeur de leur patrimoine naturel et bâti nous réjouit.

 

Avec cette publication, nous espérons vivement vous avoir donné l’envie d’aller découvrir de plus près l’Arbogne. Cette rivière prend sa source dans la forêt de Farzin et plus précisément sur le versant nord du lieu dit «Montagne de Lussy», endroit situé entre la commune de Rossens (VD) et Villaz-St-Pierre (FR). Ensuite, la rivière coule en pays fribourgeois en passant par les communes et villages de Châtonnaye – Torny-le-Grand – Corserey – Grandsivaz – Montagny-les-Monts – Cousset. Elle devient limitrophe, entre Vaud sur sa rive droite et Fribourg sur sa rive gauche, avant de poursuivre son parcours sur le territoire de la commune de Corcelles-près-Payerne.

À la sortie de Corcelles-près-Payerne, elle accueille le ruisseau du Saut avant de retrouver le territoire fribourgeois où elle traverse les communes de Dompierre et Domdidier pour recueillir à la sortie de ce dernier village le ruisseau de la Baume. Quittant Domdidier l’Arbogne retrouve le territoire vaudois par la commune d’Avenches qu’elle fréquentera aux abords du Haras national suisse, avant de se jeter dans la Broye, sur le territoire de la commune de Constantine.

 

Sur les trente-deux kilomètres de son sinueux parcours, l’Arbogne n’est vaudoise que seulement sur sept kilomètres. Une étude particulière a été portée sur les itinéraires pédestres: la réglementation, la signalisation et le balisage ainsi que le concept pour la réalisation d’itinéraires pédestres dont l’étude de deux nouveaux itinéraires: Grandsivaz – Moulin-de-Prez – Les Arbognes – Cousset; Cousset – Dompierre avec les points importants d’une faisabilité des parcours.

Après avoir étudié le parcours de l’aqueduc romain entre Bonne-Fontaine et Avenches, Maurice Montandon s’est intéressé aux moulins qui bordent ou qui ont bordé le lit de l’Arbogne: Le moulin de Prez, le moulin des Arbognes, le moulin de Bossy à Cousset, le moulin Sous-Tours à Corcelles-Payerne, et les moulins Bossy de Corcelles.

C’est d’ailleurs avec le fils du dernier meunier du Moulin de Sous-Tours, André Schulé, que débute la série des entretiens. Viennent ensuite ceux d’Alain Peter, syndic de Corcelles-près-Payerne (VD) et de Hubert Oberson, conseiller communal de Montagny (FR), le 14 septembre 2007, de Michel Doleires, directeur de l’Office du tourisme d’Avenches, et enfin celui d’Adrien Genier directeur de “Estavayer-le-Lac/Payerne Tourisme”.

Inspiration…

L’abri sous roche de Baulmes

L’abri sous roche de Baulmes

Vers 10’000 av. J.-C., au sortir de l’ère glaciaire, des chasseurs-cueilleurs campaient sous une falaise de Baulmes, mot signifiant « abri sous-roche ». Il y a un demi-siècle, des archéologues s’intéressaient à ceux qui sont nos ancêtres directs.